Iris

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Quelques rimes



     Tout a été dit et bien écrit
     On nous occupe et on applaudit

     Rénover l'école et le mode de vie

     Des réformes et de la démocratie

     En passant par le week-end universel banni

     Ce qui apporterait une ouverture aux esprits

     Des lendemains qui nous ont promis
     Eux qui étaient des garants sans profit
     Mués à tort en déviants introvertis
     Nourrissant crédibilité couleur d'utopie
     On assiste sans cesse à des compromis

     S'axant sur leurs intérêts déjà embellis

     Sans aucun regret, au contraire consentis

     Le présent est vécu, l'avenir est sans soucis

     Par des projets mercantiles bien concis

     La cupidité les tient et les enrichit
     Le népotisme se transmet et est bien nanti
     Ramasser ! Ramasser ! … Telles des fourmis
     Rendez-nous notre beau pays
     Cette terre tant chérie
     Où tout bourgeonne et fleurit
     Mais, après l'invasion et le grimoire transmis
     Depuis, tout moisit
     Pour nous dorloter, on nous lance un os pourri

     Dans nos tombes où nous sommes nés ensevelis

     Déjà on étouffe dans notre monde noirci

     De l'exclusion aux valeurs morales englouties

     De l'obscurantisme à l'ignorance crasse endurcie

     De la marginalisation à la conscience tant meurtrie

     De la décrépitude à la ruine de toute une Kabylie

     Ô ! Pleure ! Pleure ma bien-aimée, ma patrie !

                                                                Iris

     Tout est parodique...
     De la foi diabolique et inique

     A la politique qui s'applique

     Régie par un principe unique

     Celui de rendre tout utopique

     Ainsi la conscience s'agite et s'implique

     Témoin de tous ces abus ironiques

 Telle une fleur sous un gris nuage
 Reflétant une jeunesse dans sa terne image
 Désolant et peinant l'innocence de son visage
 Brisée à la fleur de l'âge
 Entraînée dans de faux sillages
 Déçue d'un espoir couleur de mirage
 Dans un climat fade semé d'engrenage

 A la quête d'une ère nouvelle
 En nourrissant  sa jeune tête de rêves passionnels
 Maintes fois elle a essayé ses ailes
 Elle espère prendre l'essor d'une hirondelle
 Voler haut et toucher à l'essentiel
 Vivre et goûter au gai printemps sensationnel
 Bannissant ce Printemps Noir, ce poison mortel

 Le mal a été choisi au détriment du beau
 Non seulement par des gestes mais aussi par des mots
 Prônant horizons flous, arborant avenir clos
 Avec toute cette politique scélérate la visant à la tête et au dos
 Faisant d'elle une victime martyre sous un tombeau
 Et ce, juste pour avoir clamé fort et haut
 La dignité et la légitimité des couleurs de notre drapeau.

                                                                                 Iris

                                                                                            

       

     J'espère que ta journée s'annonce à merveille
     A l'image de tes attentes gardées en éveil
     Aussi meilleure que la souhaite ta conscience
     Aussi gaie que la mérite ton innocence
     Telles les couleurs gaies d'un ara
     A bas les agrégats et les fâcheux aléas

     Que vive ce bonheur émanant de tes yeux !

     Aussi pur que le bleu des cieux !

     Que dure cette nature sans nom de ta personne !

     Accompagnant tes prestes pas qui résonnent !

     Qu'il fait jour ou nuit

     Que rien ne t'ennuie !

     Qu'il fait chaud ou froid

     Que personne n'indique sa loi !

     Ta sincérité, ta spontanéité sont monumentales

     Le sourire flottant sur tes lèvres est original

     Cette simplicité frappante émanait de ton visage telle une opale

     Que dure cette harmonie, cette beauté sans égal !

     Ajouter à cela, tes mots doux aux multiples charmes

     Venant me subjuguer et me désarment

     Comment résister ? Reculer ou avancer ?

     Toi la source de mes rêveries, toi ma dulcinée !

     Je pense à toi sans cesse

     D'une contagion toujours en liesse !
                                                      

                                                    Iris


 
     Que c'est enivrant d'entendre ta voix caressante

     Que c'est réconfortant de te savoir toujours présente

     Présente dans tes manières avenantes

     Accompagnant ta douceur accueillante

     Que c'est merveilleux de t'aimer

     Et sentir autant en retour

     Rien ne sert à présent de blâmer

     Cette existence tant guindée aux multiples détours

     Que vive notre amour

     Cet éternel attachement se consolidant jour après jour !


                                                                                 
Iris
 
     Savoir encaisser

     Sans jamais se lasser

     Quand j'écris "Tilelli" et je pense à l'Amour

     Quand je pense à "Liberté" et j'écris Amour

     Chacun sert d'épithète pour l'autre

     Ils vont de pair

     Rien ne peut les dissocier

     Dans cette vie imposée réclamant sans cesse

     Plus de chaleur, plus de rigueur, plus d'activité

     Tu me délivres du monde de détresse

     Pour m'accueillir dans ton monde en liesse

     Où tout est conjugué : souplesse, promesses, caresses, gentillesse

     C'est l'éclat d'un pétale se détachant d'une rose

     Par ses manières avenantes et aimantes

     Transforme tout ce qui est morose

     En gaieté et en couleurs chatoyantes

     Tu m'encourages à ne penser qu'à toi

     Déjà je pense à toi avec ma bonne foi

     Déjà je suis dans un univers où l'amour est roi

     Déjà tu m'inondes de joie

     Déjà je me sens envahi de ton parfum

     Je le sens d'ici malgré les écarts lointains

     Une senteur d'aujourd'hui, une lumière de demain

     S'aimer est un avantage

     Aimer engage

     Et s'abreuve au lien se renforçant encore et davantage

     S'abstenir cela endommage

     Des séquelles s'accentuant avec l'âge

     La vie n'est qu'un passage

     Elle est l'ombre d'un nuage

     Marquer son temps tel un adage

     Nous épargne de tant de mirages

     Il y a des consciences qui se dévoilent

     Après le fait accompli

     D'autres, la mienne est née loyale

     A la bonne source, elle se nourrit

     A la figure charmante embellie, elle s'embellit

     Au sourire contagieux rajeuni, elle se rajeunit

     A travers Tilelli, synonyme de Liberté, elle s'adoucit

     A travers  Tilelli, l'essence de toute une Kabylie, notre patrie fleurit.

                                                                                                  Iris


  C'est si rassurant d'entendre ta charmante et douce voix
  Toute petite soit-elle, elle fait bercer les hirondelles sur les toits

  C'est si réconfortant de lire tes mots tendres
  Aussi légers que la cendre

  C'est si bon de te savoir présente
  Quand le geste joint à la parole
  Témoigne l'importance de ton rôle
  Et affiche toutes ces manières avenantes
  Tes doigts effilés sur le clavier
  Enchaînent des séductions couleur d'un brasier
  Par frénésie je me sens emporté
  Par amour j'atterris à tes côtés.

                                          Iris

  
     Ta voix si lointaine, je veux l'entendre encore à nouveau
     Ton visage si lointain, je le vois toujours comme le plus beau

     Rien ne viendra égaler ce que je ressens et exprime par mes mots

     Sauf ta présence à mes côtés m'épargnerait des multiples maux !

     On se verra, on se rencontrera

     La décision viendra de toi, de moi, ensemble on décidera

     A nos idées, à nos projets on se soumettra

     Je me bercerai encore de cette élogieuse voix

     Qui fraie le chemin de la bonne voie

     Une voix si limpide, si mélodieuse, si féminine

     Articulant d'une manière si séduisante, si enfantine

     Et avec une bonne volonté des termes kabyles

     Que je reçois et ressens telle une idylle.

                                                       Iris
                                       

    
  

      © Tous droits réservés


Article ajouté le 2008-02-21 , consulté 517 fois

Commentaires


Damien site : www.lesgratte-papiers.com | le 27/03/2008 à 17:03:00
Salut ! Je propose un jeu d'écriture gratuit à tous ceux qui aiment écrire et je vois que tu en fais partie. Principe très simple et chaleureux : chaque dimanche, un gratte-papiers me propose un thème que je redistribue, et j'attends les textes des volontaires pour le dimanche suivant. Les écrits sont ensuite diffusés sur mon site, que je t'invite à consulter. N'hésite pas à me contacter si le concept t'intéresse. Amicalement, Damien le gratte-papiers.
Nathalie le 23/04/2008 à 13:13:59
Bonjour Iris,
Je trouve votre blog intéressant et je suis fascinée par cette écriture poétique rimée et rimant chaque mot telle la connivence de la fleur et sa senteur allant ensemble, ainsi que par ces paysages et panoramas kabyles.
Bonne persévérance.
Nathalie, la Franco-Kabyle.
Catherine le 11/09/2008 à 06:10:01
Bonjour Iris,
Je vous félicite et vous encourage pour tout ce que vous faites.
Il est vrai que le choix des mots est profond, cela reflète votre passion. Bonne continuation !

Quand le jour disparaît pour une nuit nouvelle
Au cœur égratigné demeure une étincelle,
Souvenirs amassés qui soudain ritournelles
Dans l’ondoiement sacrée des peurs originelles.

Quand la réalité déchire ses dentelles
Sur nos sombres pensées, tristesse immatérielle,
Ces moments du passé viennent à la margelle
En signes arrachés à nos rêves rebelles.

Quand les fleurs, les baisers dorment sous les tonnelles,
Mélodies dévoyées peinant dans nos cervelles,
Ces photos délavées aux couleurs d’aquarelles
Au présent érodé font payer leur gabelle.

Quand l’oubli proposé se défend et chancelle
Entre hier occulté et présent qui grommelle
La lueur se défait, à l’ombre des prunelles,
Dans l’instant arrêté d’un corps polichinelle.

Quand les mots énoncés se font les sentinelles
De colères piégées dans ces âmes jumelles,
Tous les maux affrontés emplissent l’escarcelle
Jusqu’à s’en écœurer, jusqu’à sang et querelles.

Quand les vœux sont griffés par les jours qui ruissellent
Aux frissons refoulés d’un désir citadelle,
La chère intimité peu à peu se morcelle
Bien mal raccommodée d’espoirs bout de ficelle.

Quand les feuilles séchées bruissent dans les ruelles
D’une mémoire athée que folie ensorcelle,
Tout ce qui fut aimé devient ce qui muselle ;
On ne sait où chercher flamme pour sa chandelle.

Quand la vie va noyer ce qui fut passerelle
D’un amour partagé au plus haut de l’échelle,
Il faut se rappeler et, le cœur en coupelle,
De l’avant récolter force qui renouvelle.

Quand mon âme s’effraie, quand je ne suis plus celle
Qui attend qui se tait, la douce tourterelle,
Je fais des ricochets sur la vie maquerelle,
Des ronds... où vient valser ma peine universelle.

Catherine

M.KISSINE site : m.kissine.free.fr | le 01/11/2009 à 09:30:16
Journalisme, enseignement, et littérature
Toujours choisis, les mots habillent la culture
Le chemin le plus court, chacun l'aura compris
Passe par le rêve, d'ici à l'infini.


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